Domaine Goldenmatt

L'histoire du domaine
Goldenmatt

Depuis toujours, La Goldenmatt est un lieu de rencontre et de pause pour les voyageurs.

Domaine Goldenmatt

Au XVIII ème siècle déjà, la Goldenmatt accueillait les promeneurs

La mythologie celte évoque la prairie de la Goldenmatt : un Dieu s’y serait reposé…
 
Le repos et le ressourcement étaient proposés déjà avant 1900 dans une ferme construite en contrebas de la maison actuelle.

1920

Les 3 guerres – Pension Goldenmatt – Lutringer

La « nouvelle Goldenmatt » construite par Joseph Lutringer à l’emplacement du bâtiment actuel, a pris de l’altitude, ce qui permet d’admirer désormais le panorama depuis la terrasse et les chambres.

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Les premières traces administratives de la Goldenmatt au livre foncier datent de 1920. Ce n’est pas un hasard : en effet de 1871 à 1919 l’Alsace faisait parti de l’Empire allemand. Ainsi la Goldenmatt et les Lutringer auront traversé les trois guerres avec l’Allemagne. Mais pas vraiment dans la tranquilité : le « Hartmannwillerskopf », francisé en « Vieil Armand » et récemment modernisé en « HKW », visible sur le versant de montagne opposé, il est l’un des quatre monuments nationaux de la Grande Guerre.

 

1939-1945

Destruction de fait de guerre

La grandeur du bâtiment en faisait une cible de choix à l’établissement des conquérants. Ainsi il est dit « de source sûre » que Heinrich Himmler – l’un des plus hauts dignitaires nazis – signa des documents officiels à la Goldenmatt.

A cette époque (tiens-tiens, déjà !), tous les bâtiments publics se devait d’afficher le portrait du Prince, en l’occurrence Adolf Hitler. La légende raconte que Léonard Lutringer, après une soirée bien arrosé, a laissé éclater son patriotisme en décrochant et détruisant ce portrait. Son épouse, affolée, aurait parcouru toute la vallée pour en retrouver un et le remettre à sa place ; en effet, il s’agissait là rien de moins qu’un motif de condamnation à mort…

Traquant les allemands jusque dans les montagnes, l’armée française bombarde et détruit totalement la Goldenmatt le 5 février 1945. A l’âge de 75 ans, Sylvain Meyer raconte comment il a réussi à fuir cette nuit la Goldenmatt pour se réfugier au Gerstacker, la ferme situé 100m plus haut, dans le journal local « l’Alsace ». De mémoire d’habitant de Goldbach, « on entendait les vaches agonisantes hurler jusqu’au village ».

La reconstruction de la Goldenmatt est entamée, mais les « dommages de guerre » ne couvrent finalement pas les frais et le bâtiment doit être vendu.

1951

Les Jésuites

La reconstruction est assumée par la communauté de Jésuites de Saint François-Xavier dans un style très allemand : les encadrements des ouvertures sont désormais en granit, et l’intégralité du bâtiment est désormais en dur. On raconte qu’ils souhaitaient établir ici un domaine papal (bien qu’aucun pape ne soit jamais venu y séjourner).

Une chapelle mariale trouve naturellement place au milieu du bâtiment : les cloches sonneront la messe pendant une vingtaine d’années. A noter qu’en face de la chapelle, en contrebas dans la forêt, se situe une statue de la vierge ; l’alignement parfait nord-sud matérialise une ligne d’énergie. Le lieu est de haute vibration pour les personnes sensibles.

Les Jésuites s’inscriront dans la tradition du bâtiment en accueillant et hébergeant les laïques jusqu’en 1970 où, appelés à d’autres charges, ils abandonneront le bâtiment.

1976

Comité d'entreprise Peugeot

Le comité d’entreprise Peugeot fait l’acquisition de la Goldenmatt. Avec la création des comités d’entreprise dans les années cinquante et la 4e semaine de congé payé adoptée en 1969 en France, c’est toute une industrie du tourisme qui se met en place pour les salariés, avec notamment des bâtiments acquis à cet effet par les comités d’entreprise et les syndicats.

La Goldenmatt devient un bâtiment accessible à tous, notamment pour les colonies de vacances. L’usine Peugeot Mulhouse – le plus grand site Peugeot de France – étant le plus grand employeur de la région, c’est tout naturellement que la Goldenmatt étend sa notoriété dans l’ensemble du Sud Alsace. Après quatre années de gestion avec des employés à demeure, la Goldenmatt est devenue un gouffre financier pour le Comité d’Entreprise qui décide, après beaucoup de tergiversations, de se séparer du bâtiment.

1984

Hôtel Goldenmatt – Butterlin

La famille Butterlin établit à la Goldenmatt un hôtel restaurant qu’elle exploite pendant une vingtaine d’années, et dont la renommée leur survivra encore une dizaine d’année plus tard.

De mémoire de marcheur, Mr Butterlin n’était pas tendre avec eux : « si vous voulez boire une bière, allez donc dans une ferme-auberge, il y en a suffisamment dans le coin ! » disait-il. Effectivement, l’hôtel restaurant de la Goldenmatt, à l’instar de l’impulsion des premiers propriétaires au début du siècle, est un établissement de standing.

2005

L'abandon...

L’année 2005 voit l’arrivée de Mr Viessmann, fils de l’industriel allemand qui produit les chaudières renommées du même nom. Son projet est de réaliser sur la parcelle de la Goldenmatt un immense complexe touristique pour un investissent de plusieurs millions d’euros. Mais les velléités de l’homme d’affaires allemand se heurtent à l’administration française inflexible : les études d’impact sont défavorables. En effet, la Goldenmatt est située dans un environnement naturel – le Parc naturel régional des Ballons des Vosges – et en bordure de zone classée Natura 2000. La nature aura gain de cause, et le bâtiment est laissé à l’abandon.

2009

Un nouveau projet

En 2009, Mr François Gully, fermier-aubergiste local (ferme-auberge de la Glashütte), entreprend de redonner vie à la Goldenmatt avec un projet à la démesure du lieu. Le contexte est malheureusement très défavorable : la crise financière de 2008, associée à des normes toujours plus contraignantes (et coûteuses!) de l’administration, effraie littéralement les banques et le projet n’est plus financé… en cours de route ! L’histoire se répète, et la Goldenmatt est mise en vente en 2012.

2012-2021

Renaissance...

Claudia et Bruno Capeleto, ayant grandi dans la plaine et rêvant de hauteur, tombent sous le charme du lieu lors d’une visite en septembre 2012. Ils se lancent à leur tour dans l’aventure, le défit est immense : le bâtiment de 1’000m2 n’a plus d’électricité, plus de chauffage, plus d’eau courante, il pleut à l’intérieur : c’est littéralement une ruine.

Le projet prend forme. La Goldenmatt a toujours été un lieu d’accueil convivial, de ressourcement et de standing : ce sera la trame directrice. Les travaux commencent en 2015, le budget et les délais explosent… Petit à petit les problèmes sont résolus les uns après les autres, des solutions sont trouvées au fil des rencontres.

Après cinq années laborieuses, la Goldenmatt est sauvée. La famille Capeleto et leurs trois enfants gardent les lieux en 2020, à défaut de pouvoir y accueillir du monde en raison du COVID : les derniers réglages s’opèrent.